Organisation du Prix

Photo Simon Perrin
Simon Perrin
Responsable du Prix et chargé de cours à la HEIG-VD

 

Biographie 

Chargé de cours à la HEIG-VD depuis septembre 2019, Simon Perrin est responsable de l’option secondaire en lien avec l’organisation du Prix suisse de l’éthique. Parallèlement, Simon travaille au sein d'une Banque privée en tant que spécialiste Investissement Socialement Responsable (ISR). Collaborateur scientifique à la HEIG-VD entre 2004 et 2007, Simon est depuis actif dans les domaines de l’investissement responsable et de l’analyse de durabilité. Il a collaboré auprès de plusieurs entreprises suisses, actives dans l’investissement responsable, à Genève, Bâle et Zürich.

 

Que représente à vos yeux la notion de l’éthique dans l’économie aujourd’hui ?

L’intégration des enjeux éthiques par l’ensemble de l’économie privée est essentielle à mes yeux. Une entreprise, quelle que soit sa taille ou son activité, doit systématiquement réfléchir à la manière dont elle peut contribuer positivement, à travers ses activités, à la protection de l’environnement et au développement de la société. Les entreprises qui font l’impasse sur cette réflexion et refusent d’agir de manière responsable font face à des risques critiques qui peuvent mettre en péril leurs activités commerciales. Au vu des crises actuelles, les entreprises qui intègrent ces considérations éthiques dans leur stratégie et leur modèle d’affaires gagnent un avantage stratégique sur leurs concurrentes tout renforçant leur réputation auprès du public, des clients et de leurs employés.

 

Comment appliquez-vous l’éthique dans votre pratique professionnelle quotidienne ?
A différents niveaux et dans des rôles bien distincts, mes fonctions auprès de la HEIG-VD et auprès d'une banque privée m’amènent à promouvoir et à analyser les bonnes pratiques des entreprises dans les domaines en lien avec le développement durable. Au sein de la banque, mon travail consiste à offrir aux clients privés la possibilité d’investir de manière responsable selon leurs valeurs. A la HEIG-VD, ma fonction me permet d’encadrer, sur le plan pédagogique, les étudiants qui participent à l’organisation du Prix Suisse de l’éthique. Je les aide notamment à identifier des projets intéressants en matière d’éthique d’entreprise et de développement durable. A travers ces deux activités, j’ai la chance de cultiver mon intérêt pour les thèmes du développement durable et de l’éthique économique.

Emérence Ziehli
Emérence Ziehli
Coordinatrice et chargée de communication à la HEIG-VD

Biographie
Chargée de communication à la HEIG-VD, Emérence Ziehli est également coordinatrice du Prix Suisse de l’Ethique depuis septembre 2019.

Que représente à vos yeux la notion de l’éthique dans l’économie aujourd’hui ?

L’éthique dans l’entreprise devrait être considérée comme une boussole dont se sert les dirigeant-e-s pour guider leurs choix et leurs prises de décision. A mon sens, la mise en place de principes éthiques profite à tous les acteurs, à différents niveaux, aux cadres, aux l’employé-e-s ainsi qu’aux consommateurs et in fine à l’entreprise dans sa globalité.

 

Comment appliquez-vous l’éthique dans votre pratique professionnelle quotidienne ?

L'éthique peut être appliquée dans différents domaines et à plusieurs niveaux. Pour ma part, à côté de ma « casquette » de coordinatrice du Prix Suisse de l’Ethique dont l’objectif est de promouvoir l’éthique d’entreprise à travers le Prix, il s'agit de mettre en pratique cette philosophie au quotidien dans mon travail, dans le respect de la personne à travers mes relations aux autres.

Retour sur l'édition 2021

Témoignages des étudiant-e-s en charge de l'organisation du Prix

Pourquoi vous êtes-vous inscrits à cette option du Prix suisse de l’éthique ?

L’une de nos principales motivations a été le fait de pouvoir participer à l’organisation d’un projet concret. Outre l’intérêt que nous portons pour l’éthique en entreprise, nous avons été intéressé.e.s par l’opportunité de pouvoir acquérir de l’expérience qui nous serait utile pour notre futur professionnel. En effet, ce projet nous a permis d’être en situation réelle, soit en étant en contact avec des entreprises ou des organisations, soit à travers le travail en équipe, en organisant des réunions internes afin de faire le point sur l’avancement, planifier la suite, se répartir les tâches, etc.

Quelles ont été les principales tâches liées à l’organisation de cette édition du Prix ?

La première étape a été d'identifier et lister des entreprises qualifiées pour participer au Prix, des entreprises mettant en avant des projets intéressants au niveau de l’éthique et de la durabilité. La deuxième a été l’étape la plus importante, qui a été de démarcher ces dernières afin de leur présenter le Prix et de les encourager à participer. Une fois les dossiers de candidatures reçus, il a fallu les synthétiser pour les membres du jury. Après les synthèses terminées, le relai a été transmis aux 2 jurys (jury de professionnels et jury d’étudiant.e.s), afin qu’ils se mettent d’accord sur les organisations gagnantes.

Est-ce que le Prix a changé votre vision sur l’économie et l’éthique et est-ce qu’il vous encourage à suivre un parcours professionnel en lien avec ces domaines ?

Avant de participer à ce prix, nous avions tous une vision concrète de l’éthique et de la responsabilité sociale des entreprises au sein de l’économie. Nous avons affiné cette vision grâce aux entreprises avec lesquelles nous avons eu des contacts. A nos yeux, chacun de nous souhaite intégrer ces valeurs dans nos futurs emplois que cela soit dans le domaine de la durabilité ou dans les entreprises plus « standards » ayant souvent des gros manques sur ces sujets-là.

Steve Deriaz, Julia Chappuis, Jérémie Zryd, Julian King, Loris Horacsek